Les Polyphonies Corses

Les polyphonies corses constituent une part de l’identité et de la culture insulaire.

Au-delà de l’origine religieuse dont l’empreinte est toujours vivante les chants polyphoniques sont des chants villageois ou de berger qui durant leurs séjours en montagne chantaient des « paghjelle ». Du point de vue du texte chanté, ces paghjelle avaient pour but premier de raconter les faits de la vie quotidienne, avant de devenir un moyen de transmission de culture, de tradition et d’histoire.

 

C’est ainsi, par exemple, que la défaite de l’armée corse de Pascal Paoli face à l’armée française du roi Louis XV, à la bataille de Ponte-Novu est encore chantée aujourd’hui dans plusieurs « Paghjelle di Ponte Novu ».

De nouveaux groupes audacieux, tels qu’Alba, n’hésitent pas à rafraîchir la polyphonie corse en y associant des instruments et en composant une musique nouvelle inspirée de la tradition, mais ouverte sur le monde d’aujourd’hui.

Certains groupes (I Muvrini, Les Nouvelles Polyphonies Corses, L’Arcusgi, A Primavera) n’hésitent pas à mélanger les styles, les instruments et les cultures afin de créer un style qui leur est propre et qui s’éloigne de la polyphonie traditionnelle. Ils se rapprochent en ce sens de la musique fusion.

On peut donc trouver chez certains groupes polyphoniques des rapprochements avec d’autres comme l’a par exemple fait à plusieurs reprises L’Arcusgi dans ses chants mêlant langue corse et langue basque (cf. la chanson “Askatasunera”).

 

Tout comme à son origine, plusieurs chants polyphoniques aujourd’hui véhiculent certaines idées et valeurs chères au peuple corse, ou à d’autres. L’exemple le plus connu est celui de la chanson Surella d’Irlanda (Sœur d’Irlande), écrite par le groupe Canta U Populu Corsu, afin de dénoncer l’occupation britannique en Irlande du Nord.

D’autres encore chantent leur désir de liberté et d’identité.

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